Dominique Melenge Mbarga est un ancien élève du Collège François Xavier Vogt, des années 90. Il est également le président fondateur de notre chère association d’alumni OL G90. Ingénieur informaticien, Dominique se démarque plus par son esprit paisible et concilient. Tout le monde semble le connaître, tellement il est accessible mais aurait-il des facettes cachées ? Je vous propose d’aller à la rencontre du père fondateur, du frère, du camarade, de l’ami, de Dominique !
Dominique Melenge, quel a été ton parcours après le Collège Vogt ?
Après mon baccalauréat C obtenu au Collège Vogt à la session de juin 1997, le parcours n’a pas été linéaire. Je m’étais inscrit en Chimie à l’université de Yaoundé I, mais je me suis très vite rendu compte que cet environnement, dont le niveau de discipline contrastait beaucoup avec celui de Vogt, me serait peu favorable. C’est alors que je présente le concours de l’IUT de Ngaoundéré pour la rentrée d’octobre 1998, et j’y obtiens un DUT en génie informatique en octobre 2000. Puis je passe une année de stages professionnels ci et là, et octobre 2001 j’ai fait une entrée directe en 3e année à l’Institut Africain d’Informatique – Représentation du Cameroun (IAI-Cameroun) où j’obtiens au bout d’un an un diplôme d’ingénieur de travaux informatiques, option génie logiciel. En octobre 2002 je suis admis à poursuivre mes études au siège de l’IAI à Libreville au Gabon, où j’obtiens un diplôme d’ingénieur informaticien au bout de 3 ans. Je reviens au Cameroun en mars 2006, et je travaille tout de suite pour 3 mois comme consultant junior auprès de l’entreprise française IDC chargée de faire l’inventaire des immobilisations de la SNEC en vue de sa privatisation. En juin 2006 je suis simultanément recruté sur concours à la Cameroon Postal Services (CAMPOST) en pleine restructuration, et sur dossier à l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP) où j’avais déjà effectué un stage académique en 2002. J’ai choisi d’aller à l’ARMP où je travaille jusqu’à ce jour dans la Direction des Systèmes d’Information.
Dominique, décris nous ta journée type d’aujourd’hui.
En général je me lève autour de 5h30 le matin. S’en suivent les routines matinales avec les enfants pour que tout le monde s’apprête qui pour l’école, qui pour le travail. La journée de travail commence à 07h30, j’ai droit à une pause d’une heure entre 12h00 et 14h00, et la journée de travail s’achève officiellement à 15h30. Mais je dois dire que je quitte toujours le bureau un peu plus tard, entre 17h et 18h. Après le boulot je vais au sport 2 à 3 fois par semaine, et je suis de retour à la maison vers 20h. Quand je ne vais pas au sport, c’est souvent l’occasion de mener d’autres activités, notamment associatives, ou parfois travailler sur des projets personnels ou avec des amis. De retour à la maison, une fois de plus, ce sont les routines vespérales : bain, repas, infos, dodo.
Dominique si je dis « famille » tu réponds ?
Je suis issu d’une famille nombreuse. Mes parents sont M. Mbarga Metogo Rémy (ancien vogtois lui aussi) et Mme Mbarga née Nguélé Amougou Marie Hélène, bien connue de nombreux anciens vogtois pour avoir travaillé dans cet établissement pendant 19 ans. De ce couple sont nés 09 enfants, dont 05 garçons et 04 filles. Je citerais donc dans l’ordre de naissance : Metogo Mbarga Bernard, Mbia Mbarga Ida, Amougou Mbarga Philippe, Melenge Mbarga Dominique, Bindélé Mbarga Patrick, Ntsama Mbarga Appolonie Christelle, Nga Messi Mbarga Marguerite Gaëlle, Eloundou Mbarga Colomban et Bandolo Mbarga Anne Angela. En avril 2007 j’ai fondé ma propre famille en épousant Edinga Eyebe Bertille Elodie, et nous avons eu 03 enfants : Melenge Eyebe Michel Mathieu, Melenge Nguélé Mariela Sophie, Melenge Etoundi Maximilien Emmanuel.
Dominique, tu es le président fondateur de notre association d’Alumni OLG 90.
Comment t’es venu l’idée ?
En 2016, je m’étais retrouvé avec quelques amis promotionnaires de Vogt à Bastos à Yaoundé, je citerais ici Moïse Essaga, Christian Nseke, Adèle Rose Nyeki,… On était dans une ambiance chaleureuse de retrouvailles, on prenait auprès des uns et des autres les nouvelles des anciens camarades, etc. Puis nous est venue l’idée de créer un groupe whatsapp où l’on se retrouverait tous autant que nous sommes. Comme c’est moi qui avais le plus de contacts, je décide donc de créer le groupe deux jours après ; je mets les autres comme administrateurs pour qu’ils puissent ajouter les contacts qu’ils avaient, et c’est de là que tout est parti. On a très rapidement atteint la centaine de membres et plus, on organisait de petits évènements rassembleurs qui ont suscité davantage d’adhésions, et c’est bien après qu’on a décidé de se constituer en association.
Quelle était ta vision première de l’association OLG90 ?
Ma vision première était de remettre ensemble tous ces jeunes du Collège Vogt de l’époque, qui ont cheminés ensemble pendant quelques années, qui ont chacun pris sa voie après Vogt, et qui aujourd’hui sont autant de compétences. Le but étant de pouvoir mutualiser ces compétences pour notre bien-être à tous, pour le collège Vogt qui nous a moulés, et pour notre pays qui nous est si cher où que nous soyons installés.
Cette vision a-t-elle évoluée aujourd’hui ? si oui dans quel sens ?
Cette vision est restée la même. Elle a simplement rencontré celle des aînés des générations précédentes qui ont vu plus grand, qui ont pensé que ce réseau vogtois devrait dépasser le niveau générationnel, en regroupant les différentes associations vogtoises d’alumni au sein d’une même fédération. J’ai reçu mandat de l’actuel bureau de notre association pour continuer à mener ces discussions avec les autres associations. Nous y travaillons.
Selon ton retour d’expérience, quel est le plus grand challenge qu’une association comme la nôtre devrait surmontée pour être pérenne ?
A mon humble avis, le plus grand challenge pour une association comme la nôtre serait de pouvoir fédérer le maximum de membre autour des mêmes objectifs. En effet, dans un mouvement associatif, chacun veut se retrouver dans ce qui y est fait ou globalement prôné. Le challenge de survie pour l’association serait donc que les idées ou objectifs de rassemblement puissent rencontrer au maximum les aspirations individuelles des membres.
Un message pour les membres d’OLG 90 ?
Cette association est la nôtre. Donnons-lui de notre temps, et quelques ressources pour qu’elle puisse grandir. C’est ensemble qu’on est fort !
Un message pour le bureau actuel d’OLG 90 ?
Tenez haut le flambeau, et le tenir bon ! C’est pas du tout évident de mener des hommes, qui plus sont des hommes aux hauts potentiels divers et variés comme les vogtois. Sachez faire preuve de diplomatie pour faire avancer la barque avec l’adhésion du maximum.
Si on devrait finir notre entretien sur une de tes maximes préférées laquelle serait-elle et pourquoi ?
Je partagerais avec vous cette maxime de Sénèque, philosophe latin, qui a dit « Il n’y a point de vent favorable pour qui ne connaît pas son port. » Ceci pour dire qu’il est primordial de connaître son port, sa destination… bref, de partager une vision et d’avoir des objectifs clairs. A ce moment-là on est à même de profiter de toutes les conditions favorables qui nous y rapprochent, et d’identifier rapidement ce qui nous en éloigne. C’est important pour nous, vogtois regroupés au sein de notre association OL G90, de toujours nous remémorer où nous allons, et créer ensemble les conditions favorables qui nous permettent d’y arriver.
Merci de nous avoir accordé cet entretien, cher Dominique.
Propos recueillis par Armelle Viviane NGOMBA, SG-OLG90





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